
La forêt. A l’écart de la ville où personne ne risque de venir
mes affaires ou me frapper, je
sous les arbres dans un sac de couchage. Pour manger ? C’était
. Des religieuses me
à manger. Des soirs, je mangeais les restes d’une pizzeria. Des jours, je faisais la manche. J’avais
qu’il faut
dans la rue pour rester
.
Mais un jour, je me suis rendu compte que plus que la rue c’est l’alcool qui
me tuer.
J’ai décidé donc d’aller voir une assistante
à la mairie. Elle m’a aidé à trouver une place dans un service d’addictologie d’un hôpital où j’ai pu suivre une cure de désintoxication. Pendant mon hospitalisation, l’assistante sociale qui me
a trouvé une place dans un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) à Marseille : la Résidence William Booth de l’Armée du Salut.
Un jour, j’apprends que j’ai obtenu de l’hôpital une « permission » pour visiter ma chambre au CHRS et j’ai accepté d’y vivre. J’ai posé mes affaires dans ma chambre en novembre 2016. C’était un
cadeau pour moi ! Grâce à l’Armée du Salut, j’ai une chambre où je peux dormir en sécurité sans sentir le froid. Je peux me
avec de l’eau
. Je peux manger sans faim. Grâce à l’Armée du Salut, je
!
Aujourd’hui ma situation s’est
, j’ai arrêté de boire et j’ai un toit. En attendant de retrouver un emploi, je suis agent d’accueil bénévole, je veux mettre mon énergie au service des autres.